Les ressources naturelles surexploitées - Problématique
La déforestation
La déforestation est la diminution des surfaces couvertes de forêt. Ce terme, emprunté récemment à l'anglais nord-américain, est un synonyme actuel de déboisement ou de défrichement, ce dernier renvoyant à l'extension des terres agricoles en Europe au Moyen Âge. Il vise plus particulièrement de nos jours la réduction considérable des forêts tropicales, qui résulte pour beaucoup d'une exploitation excessive de certaines essences et de la volonté de certains pays neufs, comme le Brésil, de développer la présence humaine et les surfaces agricoles dans ces zones.
Pour illustrer l'importance de ce phénomène, précisons qu'on estime que du temps de Vercingétorix, la France était couverte de forêts à + de 90%, soit environ 400 000 kilomètres carré, (le taux de boisement est fortement remonté depuis un siècle et se situe actuellement à 28%).
On évalue à environ 150 000 km² la surface défrichée annuellement dans le monde. C'est l'équivalent de la forêt française qui disparaît chaque année. On estime que 75% des pertes de terres forestières sont attribuables à l'expansion agricole.
Nous devons agir! Nous sommes en train de tuer les poumons de la Terre.
Le Braconnage
Le braconnage organisé menace un certain nombre d'espèces. L'éléphant est traqué pour son ivoire, le rhinocéros pour les propriétés supposées de sa corne, le tigre pour sa peau et ...son pénis (supposé aphrodisiaque), la baleine pour sa viande, etc. Le braconnage désigne la chasse ou la pêche illégale.
Les raisons de l'illégalité peuvent être diverses :
- la chasse ou la pêche a lieu en dehors des périodes qui lui sont réservées
- les animaux se trouvent sur un domaine privé
- les moyens utilisés ne sont pas autorisés
- l'espèce chassée ou pêchée est protégée.
Certaines espèces sont en disparition :
- L'éléphant d'Asie
- La tortue a nez de cochon
- Le cacatoès à huppe jaune
- Le dauphin de l'Irrawaddy
- Le gecko à queue feuillue
- Le gorille des montagnes
- Le grand requin blanc
- Le napoléon
- Le panda
- Le tigre du Bengale
Ce sont des espèces parmi la grande liste rouge de l'union mondiale pour la nature. 16 125 espèces différentes s'y retrouvent. Un oiseau sur huit, un batracien sur trois et un mammifère sur quatre y sont répertoriés.Souvent tués pour leurs vertus médicinale ou bien par la déforestation, ces animaux ont besoin de notre aide.
Solutions
Le déforestation
Le boycott des bois exotiques non menacés pourrait ralentir le développement des pays concernés et paradoxalement provoquer un effet inverse : la forêt, devenue non rentable, serait défrichée et mise à disposition de l'agriculture.
Pour utiliser du bois en évitant la consommation abusive d'essences menacées, il existe différents moyens :
1. Les bois éco-certifiés: Des bois exotiques bénéficiant d'une éco-certification (PEFC, FSC...) garantissent une provenance de forêts dont la ressource est gérée de manière durable.
2. Les bois naturellement durables: Il s'agit de choisir des bois locaux (dit aussi bois de pays ou essences indigènes) qui peuvent présenter une bonne durabilité naturelle (acacia, robinier (faux acacia), châtaigner, chêne, douglas, mélèze, cèdre rouge (western red cedar)...). Ils ne nécessitent pas de traitement particulier s'ils sont utilisés pour des applications définies (classe 1 = intérieur ; classe 2 = intérieur avec risque ponctuel d'humidification ; classe 3 = extérieur avec humidification temporaire sans contact avec le sol ; classe 4 = extérieur humidification permanente en contact avec le sol ; classe 5 = milieu marin immergé dans l'eau).
3. Les bois traités: Il existe aussi des bois traités chimiquement pour résister aux agents biologiques de dégradations (insectes xylophages et champignons lignivores). Le traitement peut être réalisé par aspersion, par trempage (classe 2 et 3a) ou par autoclave (classe 3b, 4 et 5). Il s'agit d'imprégner les bois d'un produit incesticide et fongicide. Pour les bois autoclavés, on parle souvent de bois traités à cœur. En réalité, seul l'aubier (périphérie de l'arbre, partie vivante véhiculant la sève) est traité car le duramen (cœur) ne peut être imprégné. Une alternative au traitement "chimique", est le traitement thermique tel que la rétification. Les bois sont traités thermiquement pour qu'ils obtiennent des propriétés de durabilité qu'ils n'ont pas à l'état naturel. Attention! Ce procédé consomme de l'énergie et les propriétés mécanique du bois diminue légèrement. Les espèces menacées (voir l'inventaire CITES ou mieux, l'inventaire mondial de l'UICN) devraient être connues et boycottées.
Réduction de notre consommation de papier et de bois, recyclage et restauration du bois abimé.
Pratiquer un tourisme responsable (écotourisme), connaître les problèmes environnementaux des pays où l'on va.
Le Braconnage
Pour ce qui est des solutions il y en a pas des tonnes. Les seules solutions envisageables dans un avenir rapproché sont la hausse des mesures de sécurité en bordure des parcs, l'augmentation du nombre de gardes et un meilleur financement. Cela vise directement le braconnage et l'exploitation des ressources naturelles dans les parcs. Les solutions à plus long terme passe par l'éducation des populations qui ont encore comme tradition l'usage d'organes ou de produits dérivés des espèces.
Sources
http://nikkita.centerblog.net/rub-Sauvez-Les-1.html http://blogs.aol.fr/martinemassot/TIGRISSIMA/entries/2005/09/12/les-menaces/295
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9forestation
La modification des écosystèmes - Problématique
Au cours des cinquante dernières années, les écosystèmes ont connu les changements les plus rapides et les plus radicaux de leur histoire.
La grande majorité de ces changements peut être imputée aux activités humaines. Par exemple, depuis un demi-siècle, le quart environ des surfaces terrestres est devenu des terres cultivables. Cette proportion est supérieure à l’ensemble des transformations réalisées au cours des XVIIIème et XIXème siècles. Entre les années 1960 et 2000, les capacités de stockage de l’eau ont été quadruplées, réduisant par là même les volumes d’eau courante naturelle. Actuellement, entre 10 et 30 % des espèces de mammifères, oiseaux ou amphibiens sont menacées d’extinction.
Au total, 60% des « services » fournis par la nature à l’homme sont en cours de dégradation : entres autres, les ressources en eau douce, les stocks de pêche, ou les services de régulation des climats, des parasites et des risques naturels.
Les craintes d’une famine mondiale et généralisée, notamment, ont été écartées malgré la forte croissance démographique, par l’amélioration de la qualité des apports nutritionnels et l’augmentation de la quantité de nourriture globalement disponible.
Par contre, la situation est beaucoup plus préoccupante pour ce qui concerne les autres « services » rendus par la planète à l’Homme, ceux qui contribuent à son bien-être. Que l’on considère la quantité disponible, ou la qualité des approvisionnements en eau, ou l’état de la biodiversité des sols, par exemple, les dégradations constatées sont très importantes.
Ces dégradations ont pourtant un coût économique direct : perte des réseaux aquifères profonds, nécessité d’importer des ressources non renouvelables, élimination des produits toxiques présents dans le sol… Beaucoup des dégâts opérés sont irréversibles.
Solutions
Pour l’agriculture, le rapport conseille notamment de favoriser les investissements et la diffusion des technologies qui permettent de soutenir la demande croissante de nourriture sans utilisation excessive d’eau, d’engrais ou de pesticides.
Au niveau national, ils insistent sur l’importance de renforcer l’implication, la transparence et la redevabilité des performances du gouvernement et du secteur privée en matière de décisions qui ont un impact sur les écosystèmes, afin de réduire la corruption et de faciliter l’application des réglementations.
Les auteurs suggèrent également diverses réponses « sur le plan social et celui du comportement ». Des changements de comportement influencés non pas par des considérations de prix mais des facteurs culturels ou éthiques pourraient participer à la réduction de la consommation globale des services écosystémiques : « programmes d’éducation et d’éveil à la conscience publique », incitation à l’étiquetage amélioré des produits en assurant que les matières premières proviennent de sources certifiées durables, ou participation aux prises de décision des « groupes particulièrement dépendants de ces services » (femmes, populations locales, jeunes) susceptibles de mieux gérer ces services sur le long terme.
Sources
http://www.prospective.org/gps_front/index.php?rubrique_id=12&tpl_id=2&contenu_id=796&id=410&lettre=
La pollution chimique - Problématique
Le terme général "pesticide" englobe: Les insecticides utilisés pour détruire les insectes vecteurs de maladies et limiter les dégâts des insectes du bois ou des charpentes et sont utilisés parfois pour pêcher les poissons (roténone). La roténone est un insecticide d’origine végétale utilisé pour la pêche du poisson. En effet, il agit sur le système respiratoire des poissons, en les paralysant et en les obligeant de remonter à la surface. La consommation du poisson pêché de cette manière ne représente aucun danger pour l’homme, du fait que la roténone n’est actif que par voie sanguine Les fongicides qui s’opposent aux maladies cryptogamiques des plantes en empêchant la germination des spores contaminatrices ou le développement du mycélium des champignons phyto-pathogènes; Les herbicides agissent sur les mauvaises herbes; Les raticides qui ont pour rôle de tuer les rongeurs.
Les effets retardés, qui se manifestent depuis quelques années, commencent à faire réfléchir même les plus ardents défenseurs des biocides. Petit à petit, au rythme des découvertes, les biocides se montrent sous leur vrai jour. Ce sont de grands perturbateurs de l'équilibre écologique. Synthétisés pour tuer des animaux, ils ont sérieusement faussé l'équilibre entre la proie et le prédateur, entre le prédateur et le parasite.
Dans la nature, chaque proie a sa proie, chaque prédateur a son prédateur. La nature, dans son implacable logique, a choisi de contrôler les espèces. Celles qui meurent assurent la survie de celles qui restent et aident à maintenir l'équilibre. Dès qu'on élimine un prédateur, sa proie prolifère. Ainsi les arthropodes sont les ennemis des collemboles, un sous-ordre des hémiptères.
Si l'on traite un champ au D.D.T., la population d'arthropodes est réduite. Privés de leurs ennemis, les collemboles prolifèrent. On croit avoir résolu le problème des arthropodes et l'on se retrouve subitement devant une nouvelle menace: celle des collemboles. Mais le problème ne s'arrête pas là. Tout spécifiques qu'ils soient, les pesticides n'en tuent pas moins d'autres espèces. Une aspersion de pesticides peut déclencher une réaction en chaîne. Dans un petit village de Bornéo, on utilisa un insecticide pour se débarrasser des moustiques.
La démoustication fut un succès, mais l'aspersion contamina tous les animaux du secteur - dont les gardons, proie des lézards. Durant les mois qui suivirent, les lézards se nourrirent de gardons contaminés, absorbant et accumulant l'insecticide préalablement absorbé par ces derniers. La dose d'insecticide ainsi accumulée devint telle que les chats du village, avides de lézards, en moururent empoisonnés. Résultat: la population des rats proliféra. Une simple démoustication peut donc provoquer une réaction en chaîne, dont les conséquences sont pour le moins surprenantes.
La prolifération des rats de Bornéo et des collemboles des champs traités au D.D.T. sont deux manifestations d'un même phénomène: le déséquilibre entre la proie et le prédateur. Pour tenter de rééquilibrer la nature ainsi perturbée, on recourra aux raticides pour tuer les rats et à un insecticide plus spécifique pour tuer les collemboles. Mais là encore, on provoquera un déséquillibre. On cherchera de nouveau à limiter les dégâts et on utilisera de nouveaux pesticides plus toxiques, plus terribles; ils provoqueront inévitablement un déséquilibre plus profond, de moins en moins réversible.
Dès qu'on utilise un insecticide, c'est l'engrenage, l'escalade, le cercle infernal. Pourtant, le corbeau, par exemple, peu le savent, est tout aussi efficace que le D.D.T. pour réduire une population de hannetons. Il ne laisse pas de traces. Un seul corbeau, qui nourrit ses petits, peut en deux semaines tuer 150 hannetons sur une superficie de 10 pieds carrés, tandis que le D.D.T., persistant et toxique, en tue 200.
La coccinelle - bête à Bon Dieu - est tout aussi vorace. Une seule coccinelle peut manger 100 pucerons par jour. La preuve de leur très grande efficacité fut faite en Mauritanie où une oasis comprenant 6 000 dattiers était menacée de destruction par des milliers de cochenilles, une espèce de puceron. On importa 600 coccinelles de France et tous les arbres furent sauvés. Chaque coccinelle fut donc, avec ses petits, responsable de la survie de dix arbres.
Solutions
La nature a donc ses biocides. Ceux-ci possèdent une qualité inexistante chez les biocides synthétiques: ils travaillent proprement, sans laisser de trace. Il faudra bien un jour effectuer la désescalade et harnacher les forces biologiques de la nature. Là réside la seule véritable solution au problème que posent les insecticides chimiques.
Sources
http://www.iav.ac.ma/veto/hidaoa/bouchriti/pollution/chimique/pesticides.htm
http://fapel.org/frpesti3.htm