Le traité
Le protocole de Kyoto est un traité qui succède à la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique, entré en vigueur le 21 mars 1994.
Créé suite à un rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) qui met en avant les relations entre l’effet de serre et l’activité humaine, il vise à mettre en place d’ambitieuses diminutions (5,2% par rapport à 1990) sur les rejets de dioxyde de carbone d’ici 2012.
Historique
- 1990 : Premier rapport du GIEC qui nuance les relations entre l’effet de serre et l’activité humaine.
- 1995 : Second rapport qui ajoute un peu plus de valeur à ces relations, il sera à l’origine du protocole de Kyoto.
- Décembre 97 : Premières négociations à Kyoto.
- Novembre 98 : les USA signent le protocole mais s’opposent à tout compromis. Ils ne le ratifieront pas.
- 2001 : Le GIEC confirme les relations entre effet de serre et activité humaine.
- Novembre 2001 : traduction juridique du protocole.
- Septembre 2004 : la Russie signe le traité, permettant la mise en application du traité.
- Février 2005 : Le traité entre en vigueur.
Cas particuliers
Canada
En février 2006, le Canada affirmait que les objectifs de Kyoto étaient « irréalistes et inaccessibles » et que le gouvernement ne voulait plus honorer ses engagements de réduction des gaz à effet de serre.
A savoir : depuis 1990, les émissions au Canada de les émissions de GES ont augmenté au Canada de près de 30 %.
USA
Depuis 1990, les émissions aux USA ont augmenté de 1% chaque année. En 1997, le sénat américain a refusé de ratifier le traité à 95 voix contre 0. Pas un seul sénateur démocrate n'a voté en faveur du protocole.
En juillet 2005, l’administration de George W. Bush refusa de présenter de nouveau le traité pour ratification parce qu’elle considère que cela freinerait l’économie des États-Unis et que le combat contre le réchauffement climatique doit se faire non pas avec une simple réduction des gaz à effet de serre, mais par une meilleure gestion de leur émission.
Toutefois, le gouverneur Arnold Schwarzenegger a signé un accord avec le Parlement de Californie pour prendre des mesures équivalentes à celles imposées par le protocole de Kyoto en août 2006, celles-ci visant à réduire d’un quart les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020.
A savoir : les Etats-Unis sont les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, avec environ 23% des émissions.
Remise en cause
En novembre 2005, le professeur Ian Clark et le ministre canadien du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs Thomas Mulcair débattent de l’utilité du traité. Durant ce débat, T. Mulcair soutient la thèse que le réchauffement climatique n’est pas complètement lié à l’activité humaine, mais serait lié à l’activité solaire. Donc, le traité engendrerait des dépenses très importantes pour rien.